Il y a des jours où il vaut mieux pleurer, parce que je ne pouvais pas retenir ces bulles emplies de pensées, tristes
et extrêmement joyeuses, s'entremêlant dans mon crâne à m'en donner la nausée, à m'en faire devenir aliéné.
Il fallait que je vide ma conscience, que je me sente moins lourde, plus existante.
Je marchais sur la levée, il faisait nuit, et l'on voyait la lune à travers le ciel sombre.
Je me trouvais dans une ville fantôme, où rien autour n'avait plus d'importance, et ces sombres pensées sont revenues...
Des morts, de la solitude et du chagrin. Du chagrin comme on en a déjà vu, entre la déchirure physique et psychique.
Mais finalement, c'est pour se dire que tout va bien que les larmes coulent. Ma peau est imprégnée de son odeur,
l'air est froid et je ne demande qu'à retrouver la chaleur de mes murs, de ma musique, de mon tendre et douillet toit.
Et le choc. Choc entre la réalité et ces fameuses pensées. Les horreurs du 20h de la 2, les bavardages incessants d'individus,
le linge mal froissé me rendent folle. Le parfum sec et enivrant de l'encens me plonge dans un état de plénitude totale.
J'entame le devoir d'histoire, d'abord avec dégout. Mais finalement, il manque quelque chose.
Je me sens seule, un peu trop, dans cette chambre aux couleurs inexistante.
Profitez de mon univers empli de cannelés, de thé et de bonne et mauvaise conscience, pendant que l'inspiration me vient.